FAQ – Jours Fériés en France

Vous avez des questions sur les jours fériés légaux en France ? Voici les réponses aux questions les plus fréquentes, basées sur le Code du travail français.

1. Combien y a-t-il de jours fériés en France ?

La France compte 11 jours fériés légaux, fixés par les articles L3133-1 à L3133-4 du Code du travail :

  1. 1er janvier — Jour de l'An
  2. Lundi de Pâques
  3. 1er mai — Fête du Travail
  4. 8 mai — Victoire 1945
  5. Jeudi de l'Ascension
  6. Lundi de Pentecôte
  7. 14 juillet — Fête Nationale
  8. 15 août — Assomption
  9. 1er novembre — Toussaint
  10. 11 novembre — Armistice de 1918
  11. 25 décembre — Noël

2. Que se passe-t-il si un jour férié tombe un samedi ou un dimanche ?

Rien, légalement parlant. La loi française ne prévoit aucune récupération ni report automatique lorsqu'un jour férié coïncide avec un samedi ou un dimanche. Le jour est simplement perdu pour le salarié, sauf si une convention collective ou un accord d'entreprise prévoit une disposition plus favorable.

3. Y a-t-il des pays en Europe qui offrent une récupération automatique ?

Oui. Le Royaume-Uni, l'Irlande, la Pologne ou encore les pays scandinaves prévoient des mécanismes légaux de substitution (substitute day ou équivalent). La France fait partie des pays où cette protection légale n'existe pas pour la majorité des salariés du secteur privé.

4. Le 1er mai est-il différent des autres jours fériés ?

Oui. Le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour l'ensemble des salariés, quelle que soit la taille de l'entreprise ou le secteur d'activité. Travailler ce jour-là donne droit à une majoration de salaire de 100 %. C'est une exception unique dans le droit français.

5. Mon employeur peut-il me faire travailler un jour férié ?

Pour tous les jours fériés sauf le 1er mai, l'employeur peut légalement demander à ses salariés de travailler, sauf disposition contraire dans la convention collective. Le travail un jour férié n'ouvre pas automatiquement droit à une majoration de salaire, sauf accord ou contrat plus favorable.

6. Qu'est-ce qu'un « pont » et est-il obligatoire ?

Un pont (pont de mai, pont de l'Ascension…) désigne un jour ouvrable situé entre un jour férié et un week-end — typiquement un vendredi après un jeudi férié, ou un lundi avant un mardi férié. Le pont n'est pas un droit légal. Il est accordé à la discrétion de l'employeur ou prévu par la convention collective. Le salarié peut être tenu de poser un jour de congé ou de RTT pour en bénéficier.

7. Les fonctionnaires ont-ils plus de jours fériés que les salariés du privé ?

Pas davantage de jours fériés légaux, mais les fonctionnaires bénéficient souvent de conditions plus favorables via leur statut particulier : jours de récupération en cas de jour férié tombant un week-end, ponts accordés automatiquement, etc. Ces avantages sont propres au statut de la fonction publique et ne s'appliquent pas automatiquement au secteur privé.

8. Ma convention collective peut-elle prévoir des jours supplémentaires ?

Oui. C'est fréquent dans certains secteurs (bancaire, assurance, chimie…). Les conventions collectives de branche ou les accords d'entreprise peuvent prévoir :

  • Des jours de récupération si un jour férié tombe un week-end
  • Des ponts accordés automatiquement
  • Des jours fériés supplémentaires propres au secteur

Il faut consulter sa convention collective pour connaître ses droits exacts.

9. Y a-t-il des jours fériés supplémentaires selon la région ?

Oui, dans certains territoires spécifiques :

  • Alsace-Moselle : 2 jours fériés supplémentaires — le Vendredi Saint et le 26 décembre (Saint-Étienne)
  • DOM-TOM : des jours fériés locaux s'ajoutent au calendrier national (abolition de l'esclavage en Guadeloupe, Martinique, Réunion, Guyane)

10. Comment savoir si un jour férié tombe un week-end cette année ?

Consultez notre calendrier des jours fériés pour voir en un coup d'œil quels jours fériés tombent un samedi ou un dimanche, et lesquels donnent lieu à un pont potentiel :

Sources : Code du travail français, articles L3133-1 à L3133-4 — LégifranceService-Public.frMinistère du Travail